Associations, mutuelles, coopératives, entreprises de réinsertion… Les acteurs de l’ESS ont toujours eu besoin de communiquer pour accomplir leurs missions et créer du lien. Dans une économie faite par les hommes pour les hommes, où en est l’économie sociale et solidaire dans sa transformation numérique? Dans cette autre façon d’entreprendre, y a-t-il aussi une autre façon de communiquer ?

Accompagner la réalisation du projet associatif

Le projet associatif est le fil rouge de toutes les actions d’une association. Bien plus que la carte d’identité de l’organisation, cet outil lui permet de formaliser sa vision, ses missions mais aussi une ébauche de son plan stratégique. Loin d’être systématique, le projet associatif est pourtant une étape préalable riche d’enseignements avant toute opération de communication. En l’absence de celui-ci, il est néanmoins possible de se référer aux statuts, à condition qu’ils soient à jour.

Maximiser son impact positif social et environnemental

Dans l’ESS, les profits ne sont pas une fin en soi mais plutôt un moyen d’y parvenir. En effet, les objectifs de communication ne doivent servir qu’un seul et ultime but : maximiser son impact. Néanmoins, dans le modèle d’une entreprise sociale, sa capacité à accomplir sa mission dépendra fortement de sa capacité à s’autofinancer.

ESS Investir dans les hommes

Développer l’attractivité de sa marque associative

Marque associative Les associations sont en concurrence avec toute autre organisation susceptible de proposer les mêmes services qu’elles, aux mêmes publics et sur le même territoire. Avec la baisse des financements, les associations s’inscrivent donc malgré elles dans une logique concurrentielle.

Il leur est devenu indispensable de se démarquer pour récolter des dons, attirer les mécènes et les talents, ou encore recruter des bénévoles. Communiquer pour faire connaître leur singularité et valoriser leurs actions prend alors tout son sens.

De la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement

Le secteur associatif traverse une période financièrement difficile. La baisse des subventions publiques et des dons oblige les acteurs de l’ESS à rechercher de nouvelles sources de financement auprès des entreprises privées et du grand public (mécénat, financement participatif…).

L’augmentation des besoins sociaux et environnementaux les met dans une situation délicate. Faire plus avec moins relève de la mission impossible. La réduction des contrats aidés n’arrange pas les choses.

Le financement privé s’avère être une des solutions les plus appropriées en ces temps de crise.

Dons

Accroître sa notoriété sur internet et les réseaux sociaux

Accroître-sa-notoriété-sur-les-RS-et-internetInternet et les réseaux sociaux facilitent l’accès et la viralité de l’information.

Les associations s’inscrivent elles aussi dans un univers de compétition. Plus que jamais, elles ont à cœur d’accroître leur notoriété. Selon le baromètre Harris Interactive 2017, 47 % des socionautes relaient leurs publications à d’autres personnes. Par ailleurs, 43 % des français estiment que la présence d’une association sur les réseaux sociaux renforce leur confiance.

Le web offre également d’autres opportunités pour toucher tous les publics de manière interactive : sites internet, blogs, forums, applications… Grâce à ces outils, les acteurs de l’ESS peuvent informer, sensibiliser, interagir, mobiliser, partager, bref, maximiser leur impact.

Se faire connaître des médias à l’heure du digital

Se faire connaître des médiasLes relations presse représentent un outil de communication incontournable pour les acteurs de l’ESS. Outre leur coût modeste, les relations presse sont bien plus crédibles que les encarts publicitaires. Ce type de communication est d’autant plus intéressant qu’il permet, si besoin, de cibler son public sur un territoire précis.

Les relations presse sont également très utiles pour les pratiques de plaidoyer et de lobbying afin d’influencer décideurs et politiques. L’association se sert des médias et de la communication pour faire pression et défendre l’intérêt collectif.  À noter qu’avec l’arrivée de nouveaux influenceurs comme les « blogueurs », « youtubeurs », médias online et autres personnalités ou structures à forte audience, les relations presse traditionnelles ont perdu de leur monopole d’influence.

Caroline Huard
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